ASSOCIATION des CAPITAINES au LONG COURS et CAPITAINES de 1ère classe

 

Sommaire du Bulletin N°60 (novembre-décembre 2003)

 

L'Editorial du Président :

 

Le transport maritime des hydrocarbures liquides ou gazeux constitue la moitié des trafics.
A la fin de ce Bulletin, on trouvera un état des flottes qui y sont engagées ainsi que les évolutions à court et moyen termes. Le renouvellement de ces flottes s'effectue rapidement à cause de la sortie des navires à simple coque. En effet, les orientations prises pour accélérer la sortie des navires âgés prises après les récentes catastrophes a bien asséché le marché.
Cette pénurie relative a fait bondir les frets. Bien que cette tendance se soit maintenant calmée, ils se maintiennent à des niveaux largement rémunérateurs. Les investisseurs n'ont aucun mal à trouver des financements dont ils peuvent payer les coûts tout en rémunérant actionnaires et prestataires.
Si ces conditions se maintiennent quelque peu, on peut penser que le renouvellement complet s'accomplirait plus vite encore que les textes le prévoyaient, du moins pour les tankers. Les lois du marché ont très bien joué leur rôle, n'en déplaise aux détracteurs.
Et voici la question que je souhaitais poser : ET APRÈS ?
Kyoto, la lutte contre l'effet de serre, les pollutions, le développement durable, les énergies douces : vent, marées, géothermie, l'hydrogène sans oublier l'affreux nucléaire s'il se révélait enfin propre, sans déchets et sans risques. Des augures de plus en plus nombreux nous annoncent la fin de ce pétrole abhorré dont les réserves sont à 80 % en Terres d'lslam.
On atteindrait ainsi les fonds du fameux Baril entre 2010 et 2030 et avec 20 ans de décalage ce serait au tour du Gaz.
A ces horizons on pourrait adopter l'attitude de Louis XV : "Après moi.. le déluge". On pourrait aboutir ainsi à une sorte de 1789 de l'Énergie et à la Révolution sociale à l'échelle du monde que d'autres ont déjà tenté sans succès.
Comment notre société énergivore va-t-elle aborder ce virage ? Comment un monde de plus en plus développé va-t-il faire face à la raréfaction des molécules qui entrent dans tous les produits utilisés au quotidien pour ses déplacements et son confort ? Et, pour ce qui nous concerne professionnellement, comment et à quel rythme le transport maritime va-t-il vivre cette régression ?
J'invite tous ceux qui se posent ce genre de questions à les formuler et à donner leurs opinions.
Nous allons certes dans le mur, mais il paraît encore assez loin pour pouvoir souhaiter à toutes et à tous d'excellentes fêtes et une bonne et heureuse année.



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